Ma peinture est un objet de réflexion tout comme l'est un livre. Vendre un tableau ce serait pour moi comme vendre un manuscrit. Je peux vous en faire une copie pour gagner un peu de sous mais depuis bien longtemps je ne vend plus aucun original. Parce que j'ai refusé que ma peinture devienne un bien de consommation. Je l'assume en toute sérénité, c'est mon karma ne pas vendre mon âme. Pour voir c'est ici : poly-angus-art.com/polyangus/

Le précariat (précaire prolétaire) ne ne touchait qu'une infime partie de la population, artistes, intermittents du spectacle, et autres "spéciaux". Aujourd'hui on estime que 40% de la population française est concernée par ce phénomène. Je pense que les capitalistes devraient quand même s'inquiéter de la précarisation d'un de ses fondements. Sans travailleur pas de travail mais aussi plus de consommation. À un moment donné à force de tout prendre, il ne reste plus rien à prendre. Que du vide !

Je regarde ma bibliothèque de livres d'art. Elle contient un sacré paquet d'artistes non essentiels. En fait, tout ce qui fait ma vie devient non essentiel. Empêchés pour raisons sanitaires tout comme on invoque la sécurité pour placer des caméras partout. Pourtant, je crois qu'on a été de très bons élèves en respectant plus que quiconque les règles de sécurité et ça a marché puisque je ne suis pas encore mort.
Les lieux culturels restent fermés donc je n'ai pas travaillé depuis mars.😕

Mastodon Chapril

Chapril, membre du collectif CHATONS, un projet de l'April.